L'attitude ne peut s'acheter !

"La "grande dégaîne", vous l'avez naturellement et partout... ou pas." (La Palice, Ibiza, 1954)
Sans vous en rendre compte, vous devancez sans cesse cette allure qui s'adapte, sans broncher, à vos envies facétieuses ou sobres. Parce que vous savez prendre soin d'elle, lui consacrer du temps, lui accorder de l'intérêt, elle vous le rend bien ! 
De fait, on peut être milliardaire, posséder un empire dans la mode… et arborer des costards médiocres. 
Si, si, c'est possible. Lisez le dernier Forbes
Il suffit d'être la victime d'un enchaînement des causes où, sans surprise, l'argent vient encore fourrer son vilain nez. Comment dit-on, au cœur de l'anglicisation d'un monde qui infantilise de nombreux cadres français à renier leur langue maternelle ? Ah oui, il faut être corporate... So cute. 
Je travaille chez McMickey's ; le hamburger est mon Évangile. Je bosse à la Secrétaire Générale ; je donnerais tout, même mon éthique, pour vivre et penser SG. 

La marque guide mes pas. 
À la tête de ma maison de luxe, je ne me pose donc plus la question de savoir si mes atours me plaisent. La règle "corporate" a arasé mon goût, a minima l'a mis sous le boisseau. Je ne veux choisir ailleurs que sur les ceintres de mes boutiques. Et j'abats alors mon couteau sacrificiel sur cette part de liberté. 

"L'argent dans l'art", exposition en cours à La Monnaie de Paris, vous éclairera en partie sur le mariage souvent difficile entre goût et profit. 

Notre conseil :
La Gazette des élégants reviendrait sans difficulté sur la démonstration simple que l'esthétique se niche bien souvent dans les maisons de prêt-à-porter aux prix abordables. Traitez l'approche dans le bon ordre : affûtez votre regard sur la beauté vestimentaire et rappelez-vous qu'un prix exorbitant ne garantit certainement pas l'allure. Vous en êtes le seul et unique détenteur.

          Mel Ferrer et Audrey Hepburn 
                 (photo Simon Michou) 

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