Ceinture, les amis...
Comme tous les sujets où le chic est au centre des appréciations, l'avis des unes se confronte à celui des autres. Même si vous avez le vôtre, je vais vous donner le mien ; c'est le privilège d'être de ce côté-ci de la plume.
Pour un homme, la ceinture est un accessoire utile mais très souvent peu avantageux ; elle est cet avatar de la cordelette qui tenait la braie du Gaulois. Un pantalon bien taillé ne souffre pas d'être étranglé pour bien tomber.
Pour la femme, l'approche est radicalement différente. Le registre du commode lui est assez étranger. Comme nous l'avons déjà évoqué dans la Gazette, l'injustice, en matière d'élégance, est de ce monde.
Là où la ceinture est un agrément grossier du mâle, elle devient une force tranquille du sexe faible. Comme tout ce que porte une femme, l'utile devient accessoire et seul l'accessoire devient utile. Une ceinture n'aura aucun sens pour tenir son pantalon (quelle idée saugrenue !). Elle sera portée pour mettre en valeur cette taille iniquement dessinée pour une moitié de l'humanité. Elle rehaussera un manteau ou la frontière charmeuse entre un chemisier et un pantalon. De fait, la ceinture brillera d'autant mieux qu'elle sera large et originale, en particulier par une boucle choisie ou une matière attirante (voir le modèle de Sézane plus haut). Inutile sauf à séduire. Ainsi va ce triste monde.
Notre conseil :
Mesdames, émerveillez-nous en vous ceignant. Messieurs, ne sortez vos lanières préférées qu'en cas extrême et sur appel désespéré de votre porte-ardillon. Mais une pièce exotique peut convenir aux deux sexes (pour Indochine, je n'ai rien en stock) : la ceinture de couleur aux motifs géométriques portée par les gauchos argentins. La coquetterie espagnole et sud-américaine est trop injustement reléguée à l'arrière-plan.
L'authentique ceinture de gaucho en maille, fabriquée à Buenos Aires et vendue par deTOUJOURS
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