"Le mauvais goût, c'est de confondre la mode, qui ne vit que de changements, avec le beau durable."
Une petite échappée sur le beau n'est jamais inutile. Stendhal nous y entraîne.
À moins d'être un disciple de la déconstruction systémique et un peintre de la grisaille ambiante, la beauté répond à des canons. Elle est objective, pour la personne humaine comme en art. Des siècles d'une esthétique sculpturale, picturale, littéraire nous l'enseignent. Puisons-y notre culture et nos modèles. Les parfaits déconstructeurs, cubistes, dadaïstes, hippies, anarchistes, revendiquaient d'ailleurs cette opposition à un art porté par les critères de la civilisation occidentale. Alors, à quoi bon insister ?
Aujourd'hui, dire que la beauté est subjective est d'une banalité affligeante.
Alors, dire que "le beau [est] durable" confine à la sédition !
Bien entendu, la liberté réside dans le fait de choisir de tout relativiser ...
La liberté est, à mon sens, la plus belle preuve de beauté puisqu’elle réside dans la volonté individuelle et ainsi dans le désir d’accomplissement de soi. On pourrait ainsi penser qu’elle n’est ni universelle ni canonique tant elle s’émancipe des injonctions de classes sociales et du conformisme héréditaire.
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