Danse avec les taureaux
Le torero est un vilain personnage. Sa vie est une effraction violente dans l'officine un peu poussiéreuse et craquelée de la majesté : tenues belles et ajustées, maintien du corps, port altier, courage, humilité, virilité, engagement... Il a tout volé. Vêtu de soie, affrontant la puissance bestiale, en veste brodée (chaquetilla) et gilet (chaleco), les cuisses gaînées dans une culotte (taleguilla) resserrée au-dessus du genou à l’aide de cordons tressés agrémentés de glands, une large ceinture de couleur (faja) à la taille, dans une paires de bas (medias), des ballerines (zapatillas) aux pieds et coiffé d'une toque en astrakan (montera), le matador a bien raison de nous lancer sa fierté à la figure tel un soufflet !
Moulé dans son juste-au-corps, Murat, s'il n'avait été prince et maréchal d'Empire, eût goûté avec délice une carrière de combat en arènes, brûlant des feux de son habit de lumières.
Notre conseil : laissez-vous porter par l'air andalou qui souffle ses effluves jusqu'en France, entre Landes et Camargue. Pour cela, dénichez une capea, corrida d'entraînement de jeunes espoirs, sans mise à mort, dans un petit village. Émotions et authenticité garanties devant ces adolescents disciplinés et intrépides ! Puis, tentez une pièce (ne sombrez jamais dans la tenue complète, quand vous n'êtes pas d'un métier), un chapeau andalou, un poncho, une veste de gardian, des camarguaises...
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Très beau post....preuve que le milieu de la tauromachie mérite d'être découvert avec un regard sans à priori. Merci....
RépondreSupprimerDommage ! a priori ne souffre pas d’accent et s’écrit en italique.
SupprimerQuand le cœur s'exprime, les mots pour décrire les émotions viennent aisément et l'estocade intellectuelle est foudroyante ! Je me dresse et agite mon mouchoir blanc pour réclamer une récompense !
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