Et les gants ?
À l'instar de la canne et de la moustache, pour les hommes, des bas et des cheveux tenus, pour les femmes, le gant habillait le monde, il y a un siècle. Il était même en avance sur son époque, le coquin... Porté à la fois par Léonard et par Juliette, le gant était cette seconde peau de cellez-et-ceux qui soignaient un tantinet leur allure.
Devenu un accessoire où la coquetterie, est, une fois encore, inexorablement rongée par la vermine envahissante de l'utile, le gant mérite votre attention !
Les ganteries de Millau et de Grenoble, jadis qualifiée de "capitale du gant de luxe", ont rejoint les pausseries dans les albums photos surannés. L'odeur de la fleur du cuir tanné et des embruns de teinture n'embaume plus l'air que pouvait humer un Marie-Henri Beyle, en flânant sur les berges du Drac.
Mais vos mains, qu'elles soient de fer ou de velours, vous seront reconnaissantes de les habiller ! Une fois n'est pas coutume, faîtes en sorte que la gauche sache ce que fait la droite... Ce genre d'accessoires, ça marche par paire.
Menottes ou paluches, ce cuir vous transformera. À l'agneau vous préférerez le chevreau, plus souple et plus résistant (tss, tss, il n'y a pas de mêêê...).
Seul l'été ne vous donnera pas cette belle opportunité, sauf à être Jojo le biker ou Fred le skieur des glaciers. De l'automne au printemps, habillez vos doigts. Choisissez des modèles qui épousent vos mains.
Messieurs, galopez chez le maître-tailleur des écoles militaires de Saumur !
Notre conseil :
Puisque vous êtes rompus à tous les essais d'élégance, pour peu qu'ils soient codifiés et de bon goût, tentez le gant blanc à votre prochaine soirée "white tie". Long comme l'avant-bras pour une Merveilleuse, fin et en cuir glacé pour une main virile épousant un cigare, il sera votre compagnon d'allure au dîner, au bal, sur la terrasse. Bref, la gueule des Anciens.
Charles et les gants
Commentaires
Enregistrer un commentaire